L’Angola a mis en place une période de 30 jours pour l’octroi de licences aux opérateurs de jeux de hasard éligibles, alors que les autorités poursuivent la mise en œuvre de la nouvelle loi sur les activités de jeux de hasard. Cette mesure temporaire, déjà en vigueur, permet aux entreprises éligibles d’obtenir une autorisation provisoire pendant que le gouvernement finalise le cadre réglementaire global. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus de l’Angola pour moderniser son secteur des jeux de hasard et mettre en place un système d’octroi de licences plus structuré.
L’ISJ entame le processus de délivrance des licences transitoires
Ce plan a été dévoilé par l’Instituto de Supervisão de Jogos (ISJ), l’autorité nationale chargée des jeux, à l’issue d’une réunion avec des représentants de l’industrie. L’autorité de régulation affirme que l’objectif de ce régime transitoire est de garantir que les opérateurs agréés puissent continuer à fournir leurs services en toute légalité, le temps que les dernières dispositions de la loi sur les jeux soient finalisées.
Les opérateurs disposent de 30 jours ouvrables pour déposer leur demande via le système angolais de supervision des jeux. L’ISJ a indiqué que l’utilisation d’une plateforme numérique unique contribuera à uniformiser la procédure de demande, à améliorer la surveillance réglementaire et à offrir une plus grande sécurité juridique pendant la période de transition. Les autorités ont également précisé que ce cadre temporaire est conçu pour maintenir la stabilité du marché jusqu’à ce que le nouveau système d’octroi de licences soit pleinement opérationnel.
Une nouvelle loi prolonge la durée de validité du permis
La loi sur les jeux de hasard introduit l’un des changements les plus importants apportés au régime d’octroi de licences en Angola, en prolongeant la durée de validité des licences de jeux de hasard.
De nombreuses licences de jeux de hasard en ligne délivrées après 2020 n’étaient valables que pendant un an, après quoi les opérateurs devaient les renouveler. Dans le cadre de la nouvelle réglementation, les licences resteront désormais valables jusqu’à 10 ans, ce qui allège la charge administrative pesant sur les opérateurs et leur offre un horizon de planification plus long pour leurs investissements et le développement de leurs activités.
Cette réforme fait suite à la suspension temporaire par l’ISJ de l’octroi de nouvelles licences en raison de changements à la tête de l’autorité de régulation. Les autorités ont examiné l’industrie et élaboré les règles nécessaires à la mise en œuvre de la nouvelle loi pendant cette période. Pendant l’élaboration du nouveau cadre réglementaire, les opérateurs existants dont les licences avaient expiré ont été autorisés à poursuivre leurs activités grâce à des prolongations provisoires, ce qui a permis aux entreprises d’éviter toute interruption d’activité et de préserver les emplois dans l’ensemble de l’industrie.
Un appel d’offres devrait être lancé dans le courant de l’année
Les entreprises qui ne sont pas encore éligibles au titre du régime transitoire devront attendre l’appel d’offres public prévu au quatrième trimestre 2026 avant de pouvoir déposer une demande de licence.
Les candidats devront se procurer le dossier d’appel d’offres avant de pouvoir déposer une demande officielle de licence. Selon les estimations de l’industrie, les licences de jeux de hasard en ligne coûteront entre 7 000 et 14 000 dollars, tandis que celles pour les établissements terrestres devraient s’élever à environ 20 000 dollars.
Les candidats devront également fournir des garanties bancaires allant de 50 000 à 400 000 dollars, en fonction du type d’activité de jeux de hasard couvert par la licence.
Les réformes plus larges des jeux de hasard se poursuivent
La loi angolaise sur les jeux de hasard, promulguée fin 2024, remplace l’ancienne législation du pays en la matière par un cadre réglementaire plus complet. Outre des durées de licence plus longues, ces réformes introduisent une surveillance réglementaire renforcée, un recours accru aux systèmes de licence numériques, des mesures de protection des joueurs améliorées et des exigences plus strictes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Cette législation vise également à renforcer la lutte contre les jeux de hasard illégaux tout en instaurant un processus d’octroi de licences plus transparent.
Ces réformes interviennent alors que plusieurs juridictions africaines continuent de mettre à jour leurs lois sur les jeux de hasard. Le Kenya a également mis en place des mesures transitoires pour aider les opérateurs à s’adapter aux nouvelles exigences réglementaires.
Le secteur réglementé des jeux de hasard contribue déjà aux recettes publiques. En début d’année, l’ISJ a indiqué que les activités de jeux de hasard avaient généré plus de 2,8 milliards de Kz (environ 3 millions de dollars) de recettes parafiscales au mois de février. Ces chiffres soulignent l’objectif plus large du gouvernement, qui consiste à développer le marché réglementé tout en renforçant la conformité au cadre d’octroi de licences actualisé du pays.
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