Le Département des jeux de l’Arizona (ADG) acceptera les demandes de licences limitées de paris sur événements du 13 au 27 août 2026, les candidatures devant être déposées au plus tard à 17 h (heure de l’Arizona).
Ces licences sont destinées aux hippodromes agréés et aux établissements de paris hors hippodrome éligibles souhaitant proposer exclusivement des paris sportifs en point de vente. Avant l’obtention d’une licence, les candidats devront se soumettre à une évaluation réglementaire portant notamment sur la protection des consommateurs, l’intégrité opérationnelle et la conformité.
Ce nouveau cycle d’attribution de licences s’inscrit dans les efforts de l’Arizona visant à développer les paris sportifs réglementés en point de vente tout en maintenant un contrôle strict du marché des paris dans l’État.
Présentation des licences limitées de paris sur événements
La nouvelle licence limitée de paris sur événements de l’Arizona se distingue des licences classiques de paris sportifs de l’État. Elle autorise les opérateurs agréés à exploiter des paris sportifs physiques dans un seul établissement, sans permettre l’exploitation d’un site mobile accessible à l’échelle de l’État.
Les candidats doivent collaborer avec un hippodrome agréé ou un établissement de paris hors hippodrome autorisé afin de développer l’offre de paris en s’appuyant sur les infrastructures hippiques existantes plutôt que d’ouvrir de nouveaux sites.
Le Département peut attribuer jusqu’à dix licences de ce type, ce qui rend la procédure particulièrement compétitive. Pour les infrastructures hippiques, il s’agit d’une opportunité de diversifier leurs activités. La fréquentation des hippodromes ayant diminué dans de nombreuses régions, les paris sportifs en point de vente constituent une nouvelle attraction susceptible d’attirer davantage de visiteurs. Pour l’État, cette approche favorise l’activité économique sans accroître significativement la complexité réglementaire, les hippodromes étant déjà soumis à des normes strictes.
Qui peut déposer une candidature ?
La licence limitée de paris sur événements de l’Arizona est réservée aux opérateurs collaborant avec des hippodromes agréés, des établissements de paris hors hippodrome approuvés ou des opérateurs de paris sur événements déjà autorisés répondant aux critères fixés par la législation.
Pour être éligibles, les candidats doivent respecter la réglementation de l’Arizona en matière de jeux, fournir l’ensemble des documents requis pour l’autorisation des activités hippiques et suivre l’intégralité de la procédure d’octroi de licence. Celle-ci nécessite un examen approfondi de leur solidité financière, de leur expérience opérationnelle, du respect des normes d’intégrité et de leur engagement en faveur du jeu responsable.
Les candidats devront s’acquitter de frais de dossier non remboursables de 1 000 dollars. En cas d’obtention de la licence, ils devront ensuite verser 10 000 dollars, puis des frais annuels de renouvellement de 5 000 dollars. Les revenus générés par les paris en point de vente seront soumis à une taxe de 8 %.
Pourquoi l’Arizona développe les paris sportifs en point de vente
L’attribution de nouvelles licences limitées de paris sur événements par l’État de l’Arizona s’inscrit dans une stratégie réglementaire conciliant développement économique, protection des consommateurs et promotion du jeu responsable. Depuis la légalisation des paris sportifs en 2021, les plateformes mobiles ont connu une forte croissance. Les établissements physiques demeurent toutefois essentiels pour attirer les touristes, créer des emplois, soutenir les entreprises locales et offrir une expérience que les plateformes en ligne ne peuvent reproduire.
Cette expansion profite également au secteur des courses hippiques, dont la fréquentation recule depuis plusieurs années. Les paris sportifs en point de vente offrent aux hippodromes et aux établissements de paris hors hippodrome une nouvelle source d’activité tout au long de l’année. Les visiteurs des grands événements sportifs dépensent également dans la restauration, les concessions et d’autres services, contribuant ainsi à soutenir financièrement ces infrastructures.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi, les habitants de l’Arizona ont misé environ 34,6 milliards de dollars sur les paris sportifs, générant près de 185,8 millions de dollars de recettes fiscales pour l’État. Cette stratégie permet de maintenir un secteur réglementé tout en générant des revenus, sans imposer une fiscalité excessive. L’État poursuit désormais son développement des paris sportifs physiques au sein des hippodromes et des établissements de paris hors hippodrome.
L’Arizona renforce la lutte contre les opérateurs illégaux
Alors que l’Arizona élargit les possibilités offertes aux opérateurs agréés, l’État adopte parallèlement une approche plus ferme à l’égard des opérateurs illégaux. Avant même la mise en œuvre de ce nouveau dispositif de licences, le Département des jeux de l’Arizona avait adressé des injonctions de cessation d’activité à plusieurs opérateurs proposant des services de jeux illégaux aux résidents de l’État. L’objectif est clair : permettre aux opérateurs autorisés d’exercer légalement tout en mettant fin aux activités des opérateurs illégaux.
Le Département des jeux de l’Arizona a récemment adressé des injonctions de cessation d’activité à BetOpenly, Bookmaker, ClubWPT Online Poker, Kutt Inc. et Raffle Creator pour diverses infractions, notamment l’exploitation sans licence, la promotion d’activités de jeux illégales, la gestion illicite d’entreprises et de possibles faits de blanchiment d’argent.
Depuis 2025, les autorités de régulation de l’Arizona ont considérablement renforcé leurs contrôles en émettant plus de 15 injonctions de cessation d’activité à l’encontre d’opérateurs soupçonnés d’avoir enfreint la législation de l’État. Nombre de ces affaires concernent des bookmakers offshore, des casinos de type sweepstakes et des entreprises proposant des paris sans autorisation légale.
Le principal problème posé par ces opérateurs non réglementés est qu’ils n’offrent généralement pas les garanties imposées aux plateformes agréées. La séparation des fonds des clients, la tenue de registres financiers, la vérification de l’identité des utilisateurs ou encore les dispositifs de jeu responsable sont souvent inexistants. Ce manque de supervision expose directement les consommateurs : les litiges liés aux paiements peuvent rester sans solution, les joueurs risquent d’être traités de manière injuste et les recours sont très limités en cas de problème.
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