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L'Autorité des recettes du Kenya encourage le recours à l'ADR pour régler les litiges liés aux jeux de hasard

Garance Limouzy
Rédigé par Garance Limouzy
Traduit par Tarik Taloufate

L’Autorité des recettes du Kenya (KRA) a exhorté les contribuables à recourir au règlement alternatif des litiges (ADR) pour régler leurs différends fiscaux. Cela offre au secteur des paris et des jeux de hasard une alternative pour régler les litiges pouvant survenir en matière fiscale. La KRA a déclaré : « Tous les litiges fiscaux ne doivent pas nécessairement aboutir devant le Tribunal. Grâce au règlement alternatif des litiges (ADR), vous pouvez nous contacter directement et œuvrer à la recherche d’une solution à l’amiable. »

Comme l’indique l’administration, l’ADR offre un cadre volontaire pour le règlement des litiges par le biais d’un dialogue structuré. Cette approche permet aux contribuables et à l’administration fiscale d’engager des discussions facilitées afin de parvenir à un accord mutuellement acceptable. Ces discussions se déroulent en dehors du système judiciaire formel, ce qui réduit les délais et les complications procédurales. L’autorité a ajouté : « Pour en bénéficier, veuillez soumettre un formulaire de demande d’ADR dûment rempli ainsi que tous les documents justificatifs. »

Comment fonctionne la procédure d’ADR ?

Dans le cadre du mécanisme de l’ADR, trois parties participent au processus de règlement des litiges. Il s’agit du contribuable, du commissaire et d’un facilitateur indépendant chargé de guider les discussions entre les deux parties. Le facilitateur aide les deux parties à clarifier les points litigieux et à parvenir à un accord à l’amiable.

La KRA a souligné que l’ADR encourage un dialogue constructif entre les contribuables et l’administration. Ce mécanisme permet également de réduire le temps nécessaire au règlement des litiges par rapport aux procédures judiciaires traditionnelles. La réduction des frais juridiques et la rapidité des résultats rendent ce processus attractif pour de nombreux contribuables.

Pour l’autorité fiscale, l’ADR s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges visant à rationaliser les procédures d’administration fiscale. Il favorise également un règlement plus rapide des différends tout en garantissant le respect de la réglementation fiscale.

Obligations fiscales liées aux paris au Kenya

Bien que le message s’adresse aux contribuables de tous les secteurs, ces directives concernent tout particulièrement l’industrie des jeux de hasard au Kenya. Ces dernières années, ce secteur a fait l’objet d’une surveillance accrue de la part des autorités de régulation et des autorités fiscales.

Le Kenya possède l’un des marchés des jeux de hasard les plus strictement réglementés d’Afrique. Les opérateurs doivent se conformer à de multiples obligations fiscales gérées par l’Autorité des recettes du Kenya. Parmi celles-ci figure une taxe sur les paris de 15 % prélevée sur le produit brut des jeux. Les recettes provenant des jeux de hasard et des loteries sont également soumises à une taxe de 15 % en vertu du cadre réglementaire du pays.

Des réformes supplémentaires introduites par la loi de finances de 2025 ont étendu la taxation à l’ensemble des transactions liées aux jeux de hasard. La loi a instauré une taxe d’accise de 5 % sur les dépôts effectués sur les portefeuilles de paris. Une retenue à la source de 5 % s’applique désormais aux retraits effectués à partir des portefeuilles de paris ou de jeux. Cela a remplacé l’ancienne taxe de 20 % imposée sur les gains des joueurs. La taxe sur les retraits s’applique au montant total retiré du portefeuille plutôt qu’aux bénéfices. Les opérateurs agréés doivent également s’acquitter de l’impôt sur les sociétés standard de 30 % sur les bénéfices.

Ces obligations à plusieurs niveaux créent un environnement fiscal complexe pour les opérateurs de jeux de hasard. Les acteurs de l’industrie sont souvent confrontés à des désaccords concernant l’interprétation ou l’application de ces taxes. L’ADR offre une option pour résoudre ces litiges par le dialogue plutôt que par la voie judiciaire. La KRA a encouragé les contribuables à s’adresser directement à l’autorité en cas de désaccord. La KRA a ajouté : « Expliquez-nous, comprenons-nous mutuellement et résolvons le problème. »

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