Le marché réglementé de l’iGaming au Kazakhstan a perdu près de 70 % de sa demande entre janvier et juin à la suite d’une série de réformes réglementaires ayant perturbé le traitement des paiements dans le secteur des paris, selon de nouvelles données publiées par Blask.
Selon le rapport, le Kazakhstan a enregistré « la plus forte baisse jamais observée par Blask sur un grand marché de la CEI », trois mesures réglementaires ayant transformé un ralentissement progressif du marché en un effondrement généralisé d’ici le mois de juin.
D’après Blask, cette forte baisse s’inscrit dans le cadre du renforcement de la réglementation des jeux de hasard au Kazakhstan. Le gouvernement a étendu les mesures d’auto-exclusion, renforcé la lutte contre les paiements liés aux jeux de hasard illégaux, instauré de nouvelles exigences de conformité pour les opérateurs agréés et intensifié la surveillance financière afin d’améliorer la protection des consommateurs et de lutter contre le blanchiment d’argent.
Les réformes des paiements paralysent les opérateurs agréés
Le rapport indique que les difficultés ont commencé le 5 mars, lorsque l’ESU, ou Système unifié de comptabilisation des paris, est devenu opérationnel avec une intégration obligatoire via NomadPay. Selon Blask, les banques ont suspendu les dépôts et les retraits pour la quasi-totalité des bookmakers locaux, tandis que les délais très courts ont laissé de nombreux opérateurs insuffisamment préparés.
Blask indique que, tandis que les opérateurs agréés rencontraient des difficultés pour traiter les transactions, de nombreux joueurs se sont temporairement tournés vers des plateformes non agréées. Cette tendance s’est toutefois inversée après le renforcement des mesures de contrôle par les autorités.

Les jeunes actifs dominent le marché
Selon les données clients de Blask pour juin 2026, le marché reste largement dominé par les jeunes actifs malgré le ralentissement. Les joueurs âgés de 25 à 34 ans représentent 38 % des répondants, suivis des tranches d’âge 18-24 ans et 35-44 ans, qui comptent chacune pour 24 %.
Les données montrent que près de six répondants sur dix exercent une activité professionnelle, tandis que la tranche de revenus la plus représentée perçoit entre 3,6 millions de tenge kazakhstanais (7 700 dollars) et 5,4 millions de tenge (11 550 dollars) par an.
Les paris sportifs restent le produit de jeux de hasard le plus populaire, utilisé par 62 % des répondants, tandis que 71 % participent également à des loteries. Plus de la moitié jouent aux machines à sous et aux jeux à gain instantané, et 29 % utilisent des produits de casino en ligne.
Le rapport suggère également que la majorité des joueurs ne présentent pas de comportement de jeu problématique. Blask a constaté que 78 % des répondants étaient classés comme joueurs sans problème de jeu, tandis que seulement 2 % répondaient aux critères du jeu problématique.
La législation sur les jeux de hasard et ses récentes modifications
Ce pays d’Asie centrale réglemente les jeux de hasard en vertu de la loi n° 219-III de la République du Kazakhstan « sur les jeux de hasard », adoptée le 12 janvier 2007. Celle-ci a été modifiée pour la dernière fois le 17 mai 2026.
La législation kazakhstanaise autorise les jeux de hasard sous licence tout en imposant des règles strictes concernant les lieux d’exploitation, les exigences en matière de licences, les systèmes de paiement et la protection des consommateurs.
Les récentes modifications ont renforcé le contrôle des paris en ligne grâce à l’introduction d’un système unifié de comptabilisation reliant les bookmakers et les totalisateurs à une plateforme centrale qui enregistre les paris, traite les paiements électroniques et les gains, conserve les informations des joueurs et surveille les sites de jeux de hasard non agréés. La loi définit ce système comme un logiciel garantissant « l’acceptation (le traitement) des paiements effectués au moyen de monnaie électronique », enregistrant chaque pari et chaque paiement, tout en permettant d’identifier les ressources internet opérant sans licence kazakhstanaise.
La législation impose également aux bookmakers de traiter les paris électroniques et les paiements des gains via une caisse électronique connectée au système unifié de comptabilisation. Celle-ci est définie comme « un système numérique par lequel les paris sont acceptés (enregistrés) et les gains versés au moyen d’un système unique de comptabilisation garantissant le règlement des paris et des gains ».
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